<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://bleu-coeur.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fbleu-coeur.spaces.live.com%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>BLEU COEUR</title><description>Entrez dans mon jardin secret et parcourez les méandres de ses mots</description><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/</link><language>en-US</language><pubDate>Mon, 17 Nov 2008 17:26:19 GMT</pubDate><lastBuildDate>Mon, 17 Nov 2008 17:26:19 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><live:identity><live:id>-6352488934354725349</live:id><live:alias>bleu-coeur</live:alias></live:identity><image><title>BLEU COEUR</title><url>http://blufiles.storage.live.com/y1pjP0xaC21nCyf1PB-drqgLp1Y-kpTgNncfiuG3hhhv2Hfty6Lb1mt5NBzRSJkGiEW</url><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/</link></image><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Ephémères</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!558.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:justify"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le soleil haut
dans le ciel dardait ses rayons alentours. La nature dans son plus bel apparat
montrait toutes les facettes de cet été. Les couleurs vives des fleurs se
mêlaient aux sombres profonds cachés sous les arbres. Ce petit coin de paradis,
encadrait un petit lac miroitant.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Que de calme,
que de douceur ! Le brouhaha des insectes se faisait insistant dans cette
danse de la recherche. Le piaillement des oisillons se mêlait de temps en temps
au bruissement des feuilles que le vent bousculait. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle passa et
repassa, profitant de sa journée pour découvrir ce monde qui l’entourait. Elle
venait de naître et avait hâte de vivre. Que de choses, que de mouvements
autour de ce lac où sa vie venait de commencer. Sans connaître ce qui
l’entourait elle savait déjà ce vers quoi elle pouvait aller. Elle joua avec le
vent, se laissant porter et décrivit quelques cercles dans le ciel afin
d’admirer ce lieu paré de tant de choses.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Puis elle la
vit. Belle de couleur pourpre. Elle s’approcha pour l’admirer. Elle tourna
autour. Rien ne se passa, mais elle découvrit ses pétales de velours. Son cœur
d’un jaune vif abritait une abeille. Celle-ci ne lui fit pas bon accueil, mais
accepta de lui laisser place le temps de porter son butin.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un doux duvet
entoura ses pates. Une odeur douce et entêtante monta vers elle. Le soleil
s’adressa au vent et ce dernier vint les promener. Un doux va et vient les fit
tourner dans ce lieu magique sous le bruissement de la nature.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ne faire qu’un
une seconde, c’est plus que ce que le monde m’accorde ! 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cette communion
sembla durer une éternité et pourtant le soleil déclina doucement dans le ciel.
Le lac se para de couleurs de feu. Il était temps de partir. Déjà un frisson
parcouru son corps, déjà le départ approchait. Ses pates emportèrent un peu de
ce pur duvet qui disparu à son tour sous les pétales de cette beauté. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un jour de plus
j’aurai aimé la regarder, mais aurai-je pu l’admirer ainsi ! Mon temps est
fini ce soir. Je pars heureuse de ce que j’ai vécu, heureuse de cette rencontre.
Je la retrouverai un jour, j’en suis sûre ! 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle posa son
beau corps sur une feuille. Replia ses ailes. Un dernier regard vers cette
nature qui se couvrait de nuit et ferma ses yeux. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La libellule
disparut dans le soir, dans la douceur d’une nuit d’été, éphémère…

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Eph%c3%a9m%c3%a8res&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Voyages</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!558.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!558.entry</guid><pubDate>Sun, 05 Oct 2008 17:00:26 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!558/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!558.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-10-05T17:00:26Z</dcterms:modified></item><item><title>Le rocher des larmes</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!535.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cela s’est passé
il y a fort longtemps. Dans un petit village des landes, à l’abri des grandes
villes et des tourbillons des voyageurs. Ce soir-là avait lieu la fête du
village. Tous les jeunes gens des environs seraient présents pour s’amuser. Les
amours étaient de la partie. Les préparatifs allaient bon train. Les jeunes
gens étaient rieurs, gais. Le village sentait bon la joie de vivre et même les
grandes personnes sentaient cette gaieté qui fleurait bon l’arrivée du
printemps.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La nuit venait
de tomber et les premiers airs de fête se firent entendre. Les tréteaux étaient
couverts de victuailles. Le vin avait sa place aussi. De quoi passer une bonne
soirée en somme. La musique battait son plein, les rires se faisaient plus
forts, la nuit était enfin noire. Les jeunes gens allaient commencer à
s’amuser, voire à se bécoter. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Elle était là, timide, au bord de la piste,
attendant que celui pour qui elle avait le béguin vienne la chercher. Ils se
voyaient régulièrement depuis plusieurs semaines. Quelques sourires, des mots,
des effleurements… elle venait de l’apercevoir de l’autre coté de la piste de
danse. Il était beau, riant à gorge déployée avec ses compagnons. Il traversa
la piste et vint l’enlever à son petit coin pour la faire danser. Elle volait
littéralement. Plus rien ne comptait que ses yeux dans les siens, ses mains sur
ses hanches. La nuit ne devait pas s’arrêter ! 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais tout à une
fin. Même les bals. Les jours se suivirent dans une lenteur morne. Elle ne le
voyait presque plus où toujours accompagné de ses amis. Un jour elle l’attrapa
à la sortie de la messe, prenant tout son courage. Elle lui dit qu’elle
l’aimait et qu’elle attendait sa réponse pour savoir si elle comptait aussi
pour lui. Ses yeux rieurs se plantèrent dans les siens. Puis lui prenant la
main, dans un sourire indécent il lui dit ceci : « tu es mignonne
fillette mais j’aime les femmes plus mûres, trouves-toi un homme de ton
âge ; ce n’est pas ce qui manque ! »

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle devint
livide et pour épargner sa honte à tous, courut, courut aussi vite qu’elle le
put. Des larmes froides coulèrent sur ses joues ; elle ne voyait plus
rien, mais allait toujours aussi vite. Vite vers son lieu secret, son antre de
la nature, là où la vie humaine s’arrêtait. Les branches lui zébraient le
visage, sa robe s’accrochait sur les racines des arbres, plus rien ne comptait.
Elle arriva enfin dans ce lieu mystère, là ou les oiseaux avaient élus
domicile, là où les pins et la bruyère ne faisaient qu’un, là où cet éboulis de
roches l’attendait, lui tendait les bras pour qu’elle s’y love.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle pleura, des
heures durant, de tout son corps, de toute son âme. Elle pleura sans s’arrêter,
sans hurler, doucement… 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Son âme sentit
alors quelque chose. Du plus profond de la terre, du plus profond de son
éternité, le rocher eut pitié. Quelques gouttes d’eau commencèrent alors
doucement à suinter du rocher. Elle sentit son âme s’alléger. Puis le
suintement se fit ru. Elle se sentit encore mieux. Que voulait-elle en
fait ? Le rocher se fit pressant. Il pouvait l’aider mais ne pouvait
décider à sa place. Son âme alors décida de laisser son cœur !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le rocher
absorba sa plainte, son chagrin. Mais il la prévint, en s’abandonnant
complètement, en vidant son cœur de son chagrin d’amour, elle ne pourrait plus
jamais aimer d’un véritable Amour. Elle le sut, et l’accepta. La douleur
qu’elle venait de quitter, jamais elle ne voulait avoir à la subir. Jamais
plus ! Elle avait abandonné l’amour pur, pour ne plus souffrir…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Alors enfin
libérée, elle quitta le rocher et le ru naissant et repartit vers les hommes. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;De ce jour, la
légende naquit. Les jeunes filles blessées d’un amour non partagé, venaient
vers le rocher quand leur cœur avait été trahi. Certaines s’abandonnaient
totalement, d’autres en partie seulement. D’autres encore, apeurées de sentir
le rocher les consoler s’enfuyaient. Le ru se fit petite rivière et s’écoulait
à travers les pins en direction de l’océan. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’on dit qu’au
printemps, parfois, quand on le trouve, quelque part au cœur de la forêt de
pins, un léger goût de sel traverse la pureté de son eau.

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Le+rocher+des+larmes&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>amour</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!535.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!535.entry</guid><pubDate>Fri, 12 Sep 2008 17:06:01 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!535/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!535.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-09-12T17:06:01Z</dcterms:modified></item><item><title>La beauté des anges</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!528.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’est au premier
étage d’un immeuble de bureaux, dans un petit deux pièces, que vit depuis plus
de quarante ans Julienne. Un grand hall d’entrée, immense, la loge du gardien
adjacente n’est séparée que par une porte vitrée qu’on voit le plus souvent
fermée. Cet ancien immeuble d’habitations à laissé place aux bureaux depuis
quelques années.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Seule, rescapée
de ce changement d’environnement, dans l’étroitesse de son chez elle, Julienne
surveille les nouveaux visages qu’elle voit emprunter le palier. Sa porte est
le plus souvent ouverte. Manière pour elle de voir le monde qui l’entoure et
d’espérer rencontrer un sourire, entendre une parole qui lui fera oublier la
solitude.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Seule, elle ne
le fut pas autrefois. Du temps où son mari, commerçant de son état, avait loué
cet appartement en face de sa boutique. Seule, elle ne le fut pas quand ses
enfants parcouraient en se bataillant les quelques mètres carrés de leur pièce.
La chambre de leurs parents semblait un tabernacle. On n’y entrait qu’en
frappant ou en y étant invité. Alors le plus souvent, c’était sur le palier ou
dans le hall qu’ils s’amusaient. Oui, elle fut heureuse ces années-là, quand
leur fils revenu du régiment là-bas à Alger, posa la tête sur son épaule ;
ou quand leur fille leur présenta son fiancé et que Dieu aidant, deux beaux
enfants virent le jour.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Deux ombres au
tableau ternirent son bonheur pourtant. La mort de son mari dans sa
soixante-septième année et le fait qu’à trente-cinq ans, son fils n’était pas
encore marié. C’est l’homme de la famille, la succession du nom qui coule dans
ses veines. Elle le lui avant pourtant dit plus d’une fois, mais il ne semblait
pas l’écouter ! Alors de guerre lasse, elle en prit son parti.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Et puis soudain
la catastrophe. L’accident. Bêtement, comme tous les accidents de la
circulation et l’hôpital. Six mois. La rééducation des jambes, longue,
difficile et la souffrance sourde mais constante qui l’accompagne partout.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il y a les
enfants, pas ceux qu’elle a élevés, non, ceux-là n’existent plus ! Ceux
qu’elle voit devant elle n’ont pas d’amour, pas de compassion, à peine de la
pitié, mais surtout, oh oui ! Surtout de l’indifférence !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les visites
s’espacent, les montres indiquent toujours l’heure trop vite. Les
recommandations sont pour la forme : »prends bien ton
médicament » ; « fais attention à toi »

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais la blessure
la plus profonde, c’est ce soi-disant intérêt pour sa santé et ce grand
désintérêt envers l’argent qu’elle cache dans son linge, là-bas dans son deux
pièces. Ses bijoux qu’il faut mettre à l’abri des voleurs… Elle n’ose pas
refuser, elle à peur de les perdre, eux, la chaire de sa chaire, alors elle
donne ses clefs.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La guérison est
enfin là. L’ambulance la ramène. Elle ne pourra surement jamais plus marcher
normalement, mais aidée par des béquilles, elle avance. Elle retrouve son chez
elle avec joie. Le bonheur la fait même pleurer. Elle avait si peur que
l’hôpital la garde !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle en fait le
tour, comme pour s’assurer que ce n’est pas un rêve. Alors fatiguée, elle
s’effondre dans un fauteuil. Elle pense qu’elle est heureuse, mais elle sait
que ce n’est pas vrai. Car personne ne l’attendait là, devant chez elle !
A-t-elle tant vieilli ? N’est-elle déjà plus qu’une ombre ?

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Non. A la fin de
la semaine son fils passe la voir. Il excuse sa sœur, trop de travail avec ses
enfants ! Il rapporte les bijoux (sans grande valeur) et annonce à sa mère
qu’il va lui éviter toute tracasserie administrative. Il lui suffit pour cela
de signer ces papiers, là, sur la table, et il s’occupera de tout, même du
loyer. C’est une mère aimante, elle n’ose pas lui demander les deux mille euros
qui étaient cachés sous une pile de linge, et elle signe.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;De ce jour,
c’est vrai, elle ne s’occupe plus de rien !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Son fils lui a
acheté une télé, pour qu’elle occupe ses journées ; sa fille lui a payé un
four à micro-ondes pour qu’elle puisse faire chauffer les plats préparés
qu’elle reçoit de mairie.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais elle lave
toujours son linge à la main. La fenêtre laisse passer les courants d’air, la
pluie descendant du toit a tachée le mur et le sol. Les peintures seraient à
refaire. Quand elle en parle à ses enfants, au téléphone, ils lui répondent
qu’ils n’ont pas le temps, ou encore, qu’ils ne vont pas ennuyer le
propriétaire avec ça. Alors elle se tait. Son bonheur, le seul qui lui reste,
ce sont ces visages, ces voix qui font partie d’elle-même.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Dans sa solitude
elle ne s’ennuye pas, car elle se rappelle les faits de son existence.
Elle revoit année après année cette vie qui fut la sienne. Elle se dit que
peut-être, un jour, ses enfants comprendront…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Pour elle, il
est déjà trop tard. Demain peut-être, elle ne sera plus. Elle ne regrettera que
l’Amour en ce bas monde. Mais elle sourit dans l’obscurité de sa chambre, car
elle sait que bientôt, elle découvrira dans l’infinie blancheur des nuages, la
beauté des anges !

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+La+beaut%c3%a9+des+anges&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>amour</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!528.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!528.entry</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2008 16:18:10 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!528/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!528.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-08-29T16:18:10Z</dcterms:modified></item><item><title>la roseraie</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!498.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;La roseraie.

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:center;line-height:200%" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il était assis
dans son vieux fauteuil usé par le temps. Son dos courbé le faisait souffrir
mais ce fauteuil faisait partie de son existence. C’est là qu’il fit les plus
belles découvertes de sa passion : les roses.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elles étaient
toute sa vie. Depuis longtemps déjà il en connaissait les secrets, leur beauté
n’existait que parce qu’il savait les rendre éblouissantes aux yeux des hommes.
Sa passion ne pouvait s’assouvir qu’avec sa mort. Il savait qu’elle viendrait
bientôt, son temps était compté, mais enfin, il pouvait l’attendre sans peur,
car il venait de créer sa plus belle rose ; celle pour qui sa vie n’avait
cessée d’être, celle qu’il voyait en rêve depuis plus de cinquante ans sans
jamais pouvoir la toucher… enfin, elle était là, dans son petit pot, dans cette
serre aussi vieille que lui, auprès de ses congénères de toutes les couleurs
qui l’entouraient comme une perle dans un écrin aux mille couleurs. Heureux il
était, enfin heureux !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il savait le nom
qu’elle porterait quand demain il la déclarerait : Belle Christiane.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ce nom était
toute son existence après ses roses. Christiane, son amour de jeunesse, sa
moitié ; cette belle femme qu’il avait aimé, mais dont l’amour avait du
choisir un autre chemin. Il se rappelle ce jour de printemps où dans un dernier
regard, elle lui demanda de choisir entre sa passion et elle. Le choix fut
cornélien. Mais il résista, et elle partit.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Jamais il ne
l’oublia, jamais il ne comprit ce choix douloureux qu’elle lui imposa, mais il
l’accepta, comme un fardeau à porter dans son cœur, presque comme une punition
de cet amour exclusif qu’il réservait aux roses, au détriment de celui qu’il
aurait du porter aux femmes.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les années
s’enfuirent, les créations se succédèrent, son nom était connu dans ce monde
clos. Chacune de ses apparitions faisait craindre le pire à ses concurrents
dans les expositions. Mais il savait que son jour viendrait où la merveille des
roses verrait le jour dans sa petite serre. Il lui fallait juste être patient.
Voir ces années défiler et attendre la prochaine création.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Et puis voilà,
elle venait de naître. Un parfum envoûtant&lt;span style=""&gt; 
&lt;/span&gt;montait aux narines. Ses pétales nacrés, presque veloutés déclinaient
des nuances de bleu. Du plus profond au plus clair, ils affichaient leur éclat
que relevait un fin tracé blanc sur leurs bords. Elle attirait la lumière ce
qui lui donnait des myriades de couleurs. Sa tige était parfaite, sa tête était
hautaine. Exactement comme dans ses rêves. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il ne put
attendre et décida d’appeler son ami, Pierre, pierrot pour les intimes. Il lui
dit de venir voir sa plus belle pièce de collection, celle qui ferait de lui,
l’homme le plus heureux quand elle irait inonder de sa beauté les jardins du
monde. Il riait, la journée était chaude, il prépara deux jus de fruits et
s’installa confortablement au fond de son fauteuil. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Pierrot fut
subjugué par sa beauté. Il n’avait jamais rien vu de comparable. Et pourtant il
s’y connaissait en roses… il admit qu’elle était l’aboutissement de la carrière
de son ami. Il pourrait enfin jouir de sa retraite bien méritée. Mais le vieil
homme fit la moue. Quelle retraite, pour qu’elle vie ? Mes roses ont été
ma vie, je n’ai qu’elles ! Soudain, un silence gêné se fit.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Contrairement à lui, Pierrot avait une
famille. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il sourit à son
ami. Demain serait un grand jour, son grand jour. Il afficherait enfin au monde
les deux amours de sa vie, de sa petite vie. Il n’attendait plus rien, ni des
hommes, ni des roses. Il touchait l’aboutissement de cette belle aventure que
la nature lui avait offerte. Un don avait dit sa mère. Un don cruel qui un jour
lui avait coûté l’Amour. Altruiste, égoïste, illuminé, peut importait ce qu’on
pensait de lui, il s’allongea dans son vieux fauteuil souriant à son ami, avec
un clin d’œil à son encontre. L’idée du repos enfin bien mérité l’illumina dans
un sourire béat, l’heure de la sieste venait de sonner !&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+la+roseraie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Hobbies</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!498.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!498.entry</guid><pubDate>Thu, 10 Jul 2008 09:21:19 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!498/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!498.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-07-10T09:21:19Z</dcterms:modified></item><item><title>Le coquelicot</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!493.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’été battait
son plein. La chaleur lourde de cette fin de journée noyait les moissons d’une
couleur dorée. Ils étaient là enlacés en cette fin de journée, beaux. Ils
s’aimaient. Ils s’aimèrent couchés dans ce pré. Seule la nature les entourait.
Le chant des oiseaux leur servait de musique, le bruissement du vent, les
entourait de chaleur fluide. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ils s’aimèrent,
complètement, totalement. Ils s’abandonnèrent l’un à l’autre pour l’éternité de
cette fin de journée.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Avant de
rentrer, il lui donna le plus beau des cadeaux d’amour, à porter sur son
corsage, un petit coquelicot. Leurs sourires en dirent long sur ce moment
unique, cette première fois que l’on rencontre avec tant d’angoisse et tant de
volupté. Cette première fois ou l’abandon est total, unique, beau.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Puis ils se
séparèrent. Le reste de l’été n’avait plus de raison d’être. Un étrange
concours de circonstance les empêcha de se retrouver, de se toucher. Leurs
regards pleins d’amour restaient accrochés en vain. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;De cet été ne
resta que le souvenir et ce petit coquelicot.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les années se
succédèrent. Ce petit coin de paradis résistait au temps. Et voilà que dix
années plus tard, par le plus grand des hasards, ils se retrouvèrent.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Leurs regards
n’avaient pas changé. Les yeux comme attirés par un aimant se rencontrèrent. Un
étrange sourire se fit sur leurs visages. Une boule se figea au fond de leurs
estomacs. Mais ils n’étaient plus seuls. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La vie les avait
pris par la main, un tourbillon de rencontres, d’amours, les avaient contraints
à oublier ces moments intimes passés dans le pré. Puis tout revint. Comme un
feu d’artifice de souvenirs, tout ressurgit. Leur rencontre fortuite dans ce
lieu unique à leurs yeux, avait le goût du secret. Des adultes aux yeux
d’enfant ! Leur cœur s’emplit de bonheur mais leur corps resta de marbre.
La vie avait fait son chemin, chacun avait rencontré son âme sœur, et la
famille avait vu le jour…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais dans leurs
yeux, dans leurs cœurs, une pensée fortuite se faufila. Que serait-il advenu
d’eux si leur amour avait perduré ? 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le premier amour
est le plus sincère, mais ils n’auront jamais la réponse à cette question. La
vie les a entraîné dans son sillage, mais que serait-il advenu d’eux si à cet
instant précis de leur jeunesse, ils avaient pris une autre route ?

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Là, toujours
accroché au revers de son chemisier, comme un médaillon, un petit coquelicot
pointe son cœur !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Le+coquelicot&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>amour</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!493.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!493.entry</guid><pubDate>Sun, 25 May 2008 16:27:37 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!493/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!493.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-25T16:27:37Z</dcterms:modified></item><item><title>Un monde étrange</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!483.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La nuit venait
de tomber sur cette mégapole. Je ne sais si ce mot lui convient, car son
immensité dépasse tout ce que je peux imaginer. A perte de vue, je ne vois
qu’immeubles, maisons de tailles différentes, de matières différentes. Quel
étrange imbroglio de structures et pourtant, tout semble s’imbriquer, en
complémentarité. La nuit est froide, le ciel est pur, les étoiles semblent plus
proches que d’habitude. Où suis-je ? Mes pas me dirigent vers un petit
cabanon, ou quelque chose de ce genre. En y entrant, j’ai l’impression de
découvrir une immensité de couloirs, de portes, quel étrange lieu ! Je
croise des gens, heureux qui me sourient ! Je continue mon exploration et
entre dans un havre de lumière. Etourdissant de bruit, de couleurs, de monde.
Une salle à perte de vue, emplie de gens bariolés, riant et échangeant leurs
marchandises.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Après un temps,
je demande à une enfant où je suis et ce qui s’y passe. Son regard
interrogateur en dit long sur ce qu’elle pense de moi. Tant pis pour mon ego.
Ce qu’elle m’explique alors dépasse l’entendement. Elle me prend visiblement
pour une étrangère de cette planète. Et voilà ce que je découvre.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Vertusia, nom de
sa planète est une plateforme d’échange commercial. Ses habitants sont passés
maître en la matière et ce qui les rend particulièrement attirant pour les
autres voyageurs est leur mode commercial. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;En effet, ils se
sont construits une réputation de fins échangeurs car ils sont totalement
désintéressés. De fait, ils n’ont aucune raison d’échanger des matières
abîmées, usagées ou d’extorquer leurs invités. Un troc des temps modernes. Les
vendeurs leurs cèdent leur marchandises en indiquant ce qu’ils veulent en
retour, peut importe la valeur, seule la quantité compte. Ils servent de
balancier entre les peuples et leur parole vaut plus que n’importe quelle
monnaie.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Comment en
sont-ils arrivés là ? La petite fille m’amène à un homme assis sur des
marches. Il semble surpris de ma question, mais je pense que ma tenue lui
semble bien plus étrange que mes mots. Alors voilà ce qu’il m’explique. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;En des temps
lointains où les peuples de cette planète concouraient à la réussite
individuelle, la découverte d’autres mondes, changea les mentalités. Ce fut
long, difficiles, des guerres internes virent le jour. De nombreux peuples
disparurent quand un couple, la famille Vertun après de longues tractations
auprès des dirigeants de ce monde, imposa un mode radicalement nouveau à la
gestion de cette planète. Des décennies furent nécessaires mais naquit un beau jour
le gouvernement des peuples. Un grand bouleversement politique faisant
abstraction des pouvoirs individuels et donnant la part belle non plus aux
pays, mais au peuple de la planète. Ainsi naquit Vertusia. Le chamboulement fut
pérenne. Il en découla ce que je voyais actuellement, la gratuité des
marchandises, puisque toute âme vivait grâce aux échanges commerciaux. Plus de
monnaie, plus d’impôts, mais en contrepartie, le devoir de mettre sa personne
au travail pour le bien de tous. Le système gouvernemental reposait donc sur la
gratuité de tout, en échange d’une réputation infaillible de droiture et de
respect d’autrui. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ceux qui ne
souhaitaient pas suivre le chemin de leurs ancêtres pouvaient rejoindre les
peuples de leur choix car des accords le leur permettaient. Après leur
instruction les jeunes enfants pouvaient choisir suivant leur attirance le
travail désiré. Ensuite tout était mis en œuvre pour leur bien-être de façon à
donner le meilleur d’eux-mêmes. Tout était géré, prévu par le gouvernement, mais
plus de problème de personnes, plus de guerre, de pauvreté… et plus de banques.
Elles s’étaient reconverties dans le commerce d’échange pour les gouvernements
désireux de certaines matières qu’on ne trouvait pas facilement. Leurs voix et
leurs noms étaient aussi imposants que leurs choix. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Enfin, dans ce
paradis altruiste, dernière pierre de cet achoppement, la nature. Ces villes
monumentales avaient été pensées afin de préserver la nature de la planète.
Finie la déforestation, de nouvelles techniques avaient permises de remplacer
le bois. Rien de ce qui touchait la nature se faisait sans accord. Tout était
encadré, pas de route, pas de transformation, pas d’extension de ville sans un
contrôle sévère, tout en pesant le pour et le contre de la moindre demande.
Ainsi toute destruction, toute modification, était punie d’emprisonnement dans
les cas les plus graves. Une police spéciale avait été créée afin de contrôler
le développement de la nature dans le respect du développement des hommes. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une sirène retentit,
je sursaute. Que m’arrive-t-il ! 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’est juste le
réveil, la journée commence.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Un+monde+%c3%a9trange&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Voyages</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!483.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!483.entry</guid><pubDate>Sun, 13 Apr 2008 16:30:03 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!483/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!483.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-13T16:30:03Z</dcterms:modified></item><item><title>bleu-coeur</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!482.entry</link><description>ça y est, après quelques déboires, mon livre est enfin au catalogue des éditions le Manuscrit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;le lien précédent n'étant plus bon, merci pour ceux qui seraient intéressés d'aller directement sur le site du Manuscrit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;une histoire qui se termine bien, une autre qui ne va pas tarder à commencer... &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+bleu-coeur&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Livres</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!482.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!482.entry</guid><pubDate>Sun, 06 Apr 2008 08:44:58 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!482/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!482.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-06T08:44:58Z</dcterms:modified></item><item><title>BLEU-COEUR</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!476.entry</link><description> Je vous invite à faire un tour du côté de l'Editeur 'LE MANUSCRIT' auprès duquel je viens de faire paraitre mon premier livre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;A tous ceux qui ont aimé mes nouvelles, et partagé les sentiments qu'elles renferment.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a title="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=10816" href="http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=10816"&gt;http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=10816&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Encore d'autres nouvelles à faire découvrir bientôt !...&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+BLEU-COEUR&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Livres</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!476.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!476.entry</guid><pubDate>Sat, 22 Mar 2008 15:24:18 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!476/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!476.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-03-22T15:24:18Z</dcterms:modified></item><item><title>Le chemin de pierres</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!456.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il est là
quelque part au bord de cette route. Je le vois, ça y est. Toujours aussi
clair, aussi pourvu de pierres que la dernière fois ou nous l’avons emprunté,
toi et moi. Je me rappelle de ton rire, de tes clins d’œil malicieux lorsque
nous parlions de notre avenir, de nos enfants… tout n’était que bonheur et
joie. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais voilà,
aujourd’hui, je suis seul à le parcourir notre petit chemin de pierres. Il
serpente le long de cette colline pour terminer sur son faite. Là, la vue est magnifique,
la nature dans sa plus pure expression me tends les bras. Tu n’es pas là. Tu ne
le seras plus. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Notre petit
chemin de pierres était trop raide pour tes jolis petons. Tu n’y cessais de t’y
tordre les pieds en rouspétant sur ces maudits cailloux qui roulaient,
roulaient, sous tes pas. Leur taille diverse t’énervait car il fallait toujours
être sur tes gardes.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Alors voilà
quand un autre t’a indiqué une belle route en asphalte, tu n’as pas hésité.
Plus de problème pour tes petits pieds, plus de soucis de taille ou de
roulement. Le rêve en sorte.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je suis là sur
notre petit chemin de pierres et je sais qu’il restera à jamais ‘notre chemin’.


&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je te souhaite
le bonheur tant mérité sur ta jolie route. Un jour peut-être croiseras-tu de
nouveau notre petit chemin de pierres…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Moi je vais
redescendre vers la ville et oublier pour un temps les petits chemins de
pierres, adieu mon cœur et que l’asphalte te guide sur la voie de
l’amour !

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Le+chemin+de+pierres&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>amour</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!456.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!456.entry</guid><pubDate>Sun, 17 Feb 2008 10:24:03 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!456/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!456.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-17T10:24:03Z</dcterms:modified></item><item><title>JOYEUSES FETES A TOUS</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!432.entry</link><description> &lt;span style="color:rgb(255, 0, 0)"&gt;JOYEUSES FETES A TOUS.&lt;/span&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;span style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;MES VOEUX VOUS ACCOMPAGNENT EN CES TEMPS DE FETES.&lt;/span&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;span style="color:rgb(0, 112, 192)"&gt;JOIE, BONHEUR et TENDRESSE pour tous.&lt;/span&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;br style="color:rgb(227, 108, 9)"&gt;&lt;span style="color:rgb(155, 187, 89)"&gt;A L'Année prochaine...&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+JOYEUSES+FETES+A+TOUS&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Divertissement</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!432.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!432.entry</guid><pubDate>Sat, 22 Dec 2007 15:37:04 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!432/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!432.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-12-22T15:37:04Z</dcterms:modified></item><item><title>le meunier</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!407.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;En ce temps là,
le meunier était un homme d’importance. Les fermiers lui apportait leur blé
afin qu’il le transforme en farine, et suivant la qualité du blé, la farine
pouvait être plus fine, où plus noire…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Bref, le blé
était l’aliment de base des repas, et il ne fallait pas oublier de faire son
pain dans le four familial pour ceux qui avaient la chance d’en avoir un, ou
auprès de leurs voisins.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’histoire que
je vais vous raconter fait partie des légendes de la campagne. Une histoire
magnifique et belle comme il n’en existe plus…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;François, le
meunier était un jeune homme de vingt-cinq ans. Il venait de prendre la suite
de son père malade. Il avait appris le travail et le maniement du moulin depuis
son plus jeune âge. Rien ne lui était inconnu. Il adorait son travail. Il
aimait humer le blé quand il arrivait afin de deviner la grosseur de son grain.
Il adorait passer ensuite ses doigts dans la farine afin de vérifier sa
souplesse. Les odeurs de blé changeaient avec le temps. Le vent qui entrait de
temps en temps par les ouvertures hautes, s’amusait à les disperser créant à
son tour des odeurs nouvelles que seul un nez aiguisé pouvait détecter.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ses journées se
passaient ainsi, à moudre le grain, à surveiller que tout se passe bien. A
vérifier que le grain n’était pas gâté ou envahi par quelques indésirables.
Gaston et Farouche, ses chats l’aidaient dans cette tâche. Le moulin était
toujours impeccable. Son père lui avait appris que le premier secret d’un bon
grain est la propreté de la meule et de ses accessoires. Tout devait être
propre. La petite rivière qui alimentait le moulin permettait aussi un
nettoyage régulier.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le printemps
arriva plus tôt que prévu. Le soleil lui emboîtait le pas sans ce soucier des
saisons. Quelle année encore pour le grain se dit-il. Le blé va donner à foison
et il faudra travailler plus pour éviter les pertes. Pourvu que la pluie ne
vienne pas gâter cette belle œuvre. Pour François, le travail était une œuvre.
Pas n’importe laquelle, mais une œuvre d’art, qu’il aimait contempler avec le
coucher du soleil quand la journée avait été bien remplie. Quelle magnifique
destin que le sien. Il semblait combler et pourtant, dans son for intérieur il
s’avait qu’il lui manquait quelque chose. Mais quoi ? impossible de le savoir.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La fête au
village lui donna une réponse. Ses amis l’entraînaient régulièrement vers le
bistrot, mais ce soir là, ils décidèrent d’aller danser sur la place du
village, car les filles des alentours s’y trouvaient. La soirée fut emplie e
rires, de chants et de danse. Mais François compris au petit matin que ces
belles demoiselles n’étaient pas pour lui. Aucune n’accepterait de quitter ses
parents ou ses champs pour passer ses jours dans le clair-obscur d’un moulin.
Pourtant il était fier d’être considéré comme cossu. La bourse pleine et sans
risque de perdre son travail. Mais voilà, les tâches étaient si importantes
qu’il compris se soir-là que ce n’est pas dans les filles du village qu’il
trouverait son bonheur. Certes elles dansaient avec lui, quelques unes
acceptaient même un petit baiser dans l’obscurité, mais pas d’engagement.
Antoine le patron du bistrot avait une fille, Sidonie qui plaisait bien à notre
François, mais elle refusa son offre de partager sa vie ; elle ne voulait
pas s’enterrer lui dit-elle, dans un moulin obscur alors qu’ici brillait la
lumière…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le moulin
continua à moudre, François continua à travailler avec toute son âme pour la
beauté de son œuvre, mais son cœur était triste. L’été arriva à grands pas,
avec sa horde de chaleur suffocante. Le blé brûlait la gorge de François, mais
les astuces de son père pour s’en défaire, n’entamaient pas sa bonne humeur.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le vent sans
crier gare, s’engouffra dans le moulin et vint agiter les grains dans leurs
sacs. François en resta coi, car jamais le vent n’avait pu descendre aussi bas
dans le moulin. Il fallait qu’il contrôle les planches afin de vérifier
qu’aucun trou ne s’y trouvait. Une odeur de blé empli soudain ses narines. Une
odeur légère, dorée, une odeur de blé coupé envahi le moulin. D’abord il ne vit
rien, puis au fond, près des sacs ouverts quelque chose bougea. Un frisson le
parcouru. Jamais encore il ne ressenti une telle force au creux de l’estomac,
non pas comme un coup, mais comme un pincement. Il s’approcha et vit stupéfait,
une jeune fille qu’il ne connaissait pas, se tourner vers lui. Leurs regards se
confondirent et alors il sut. Il sut qu’elle était celle qui resterait avec
lui, dans son moulin. Il sut d’emblée qu’elle aimait toucher ce blé si beau, si
odorant. Il sut qu’elle n’avait pas peur du labeur. Il sut tout…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les gens du
village parlèrent. Des histoires farfelues virent le jour. Qui était cette
belle étrangère, qui venait d’épouser notre meunier ? comment avait-elle
fait pour traverser la campagne sans être vue, avec ce joli minois ? en
plus, le soleil se reflétait dans ses cheveux brillants et blonds. Ce n’était
pas une fille des alentours !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Jaloux me
direz-vous, peut-être. Le bonheur de certains ne plait pas toujours aux autres…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Et vous qu’en
pensez-vous ?

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Moi j’ai une petite
idée : une idée folle, folle comme le blé quand le vent le secoue. Folle
comme l’épi quand il vient d’être coupé. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le serviteur du
blé ne pouvait être aimé que par le blé, car il connaissait ses forces et ses
faiblesses. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’est du moins
la légende qui le dit… 

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+le+meunier&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>amour</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!407.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!407.entry</guid><pubDate>Sun, 11 Nov 2007 17:33:52 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!407/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!407.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-11T17:33:52Z</dcterms:modified></item><item><title>le jardin de roses</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!400.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cette belle
journée de printemps donnait envie de se promener. Le jardin était en train de
s’éveiller d’un long hiver. J’allais donc y faire un tour pour voir les
prouesses du printemps naissant. Tout d’abord je ne vis rien, puis en accordant
un peu d’attention à ces herbes folles, je m’aperçu que de minuscules bourgeons
essayaient de sortir afin de donner un habit de verdure à cette pauvre tige. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le printemps
m’émerveillait toujours autant. Et pourtant, pourtant un an plus tôt, je ne lui
accordais pas autant d’attention…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’hiver doux
mourrant ne laissait pas présager un printemps pluvieux. Une vraie calamité
pour les gens pressés comme moi d’être toujours impeccable au travail. Un
parapluie greffé à la main m’énervait au plus haut point. Vous êtes-vous posé
la question de savoir quoi en faire quel que soit l’endroit où vous vous
rendez. Pénible non ! enfin, ces jours de pluie se suivaient et ne
semblaient pas se finir. C’est attaché à mon parapluie qu’un jour, à la sortie
d’un rendez-vous je fis sa rencontre. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je vous passe
les détails plats et sans importance de notre rencontre, bref, nous nous plûmes
d’emblée et après quelques semaines de rendez-vous, j’allais habiter chez lui
quelques temps. Pourquoi quelques temps me direz-vous, tout simplement parce
que je ne pouvais emmener mes poissons.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Quelle banale
histoire d’amour n’est-ce pas ? en êtes-vous sûrs ? 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Notre idylle
naissante ressemblait déjà aux intempéries qui l’avaient vu naître. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Après un
printemps bien morose, l’été quoique beau et chaud, enfin, restait timide. Les
vacances vinrent lentement et nous&lt;span style=""&gt; 
&lt;/span&gt;partirent comme bon nombre d’amoureux faire un tour à la campagne.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Que de monde sur
cette route interminable. Tout le monde a décidé de prendre ses congés en même
temps. Ce qui est amusant, c’est que si vous prenez le temps de regarder les
longues files de voitures et leurs occupants, vous verrez qu’ils se ressemblent
tous. Pas dans leur apparence, bien sûr, mais dans leur similitude à avoir tous
les enfants devant une vidéo, la plage arrière couverte de vêtements et de
choses diverses, les vélos attachés à l’arrière et les mêmes mines renfrognées
aux coups de freins intempestifs. Je m’amusais comme je pouvais mon compagnon
n’aimant guère faire la cosette en conduisant. J’aurai dû prendre un livre, au
moins ça m’aurait occupé. Le soleil amorçait sa course vers le couchant, quand
nous arrivâmes au nid douillet tant espéré.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une charmante
bâtisse, sertie dans un écrin de lierre, au débouché d’une allée champêtre,
rien de tel pour vous remonter le moral.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’odeur de
renfermé me prit soudain à la gorge, mais une bonne aération de quelques heures
et il n’y paraîtrait plus. Défaire les valises, faire le lit, remplir le
placard de la cuisine avec les boîtes de conserves en attendant d’aller faire le
tour des commerçants locaux. Les joies des vacances en somme. La soirée fut
morose, mon cher amour était crevé et de fait, il ne semblait plus vouloir
faire le moindre effort. Tant pis pour moi, je me résignais donc à faire mes
tristes labeurs du soir, table à débarrasser, vaisselle et rangement, rien de
bien amusant. Enfin, au lit ! le meilleur moment de la journée. Les bras
de Morphée ne tardèrent pas à venir me chercher. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Toc, toc, toc,
toc. Je me réveillai en sursaut, d’abord déboussolée, je me remémorais la
journée de voyage et me rappelais être dans une chambre totalement inconnue.
C’était quoi ce bruit ? plus rien, c’était sûrement un rêve.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Au matin, le soleil me réveilla, laissant
filtrer ses doux rayons au travers des volets. Mon amour était déjà levé,
quelle surprise ! j’enfilais ma robe de chambre et descendit le rejoindre.
Personne dans la cuisine, personne dans la salle de bain, où était-il donc
passé ? je ne fus pas longue à le savoir, je le trouvais assis sur la
terrasse, la tête dans les mains. Je compris alors que la nuit n’avait pas été
bonne. Il fut d’une humeur massacrante. Jamais il ne m’avait parlé de la sorte.
Je décidais donc de le laisser bouder et parti à la découverte de la charmante
bourgade que nous avions traversé hier soir. Une bonne heure de marche à pied,
rien de tel pour vous rappeler que la ville est un paradis avec ses transports
en commun… jolie petite ville en fait, charmante, pleine de charme, de vieilles
pierres rehaussées de lierre encadraient la place certes petite, mais agréable.
A cette heure-là les gens sont discrets. Pas un chat dans la rue, tant pis, je
vais visiter toute seule. Le tour fut rapide hormis la place centrale, la
mairie et l’église, quelques maisons accolées les unes aux autres et le village
se perdait au milieu des champs d’un côté, et à l’orée d’un bois du côté où
nous habitions. Je ne croisais personne. Bizarre, je suis certaine pourtant que
ces maisons étaient habitées. J’ai même entendu le rire de quelques enfants. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Déconfite, je
rentrais chez nous. La maison était vraiment majestueuse. Les massifs étaient
entretenus avec goût. Tiens, je vais aller voir dans le dédale des allées si il
n’y a pas une cabane de jardinier. Que de senteurs, de très belles fleurs dont
j’ignorais le nom se succédaient. Quelle beauté ! et quel calme, je
m’aperçu alors que seuls mes pas faisant crisser le gravier résonnaient à mes
oreilles. Pas d’oiseaux ? c’est étrange dans une telle féerie de verdure.
Soudain, au détour d’une petite allée, je découvris une pergola où courraient
de magnifiques roses rouges carmin. Une odeur entêtante s’en dégageait. C’était
un régal pour les yeux et les narines. Toc, toc, toc, toc. Je sursautais.
Encore ce bruit de la nuit dernière. Je scrutais les alentours, rien. Un
frisson me prit et je décidais de repartir vers la maison voir mon tendre
amour.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Quelle surprise
de le trouver à la même place qu’à mon départ. Toujours d’aussi vilaine humeur.
Il me sermonna pour l’avoir abandonné là, toute la journée. Il n’avait pas
mangé. Quel toupet ! il pouvait très bien se débrouiller tout seul. Cette
fois-ci c’est moi qui m’énervait et partait me coucher sans plus attendre. Un
bon livre dans la bibliothèque me servirait de somnifère. Il n’y avait que
l’embarras du choix. Pour tous les goûts et tous les styles. Je m’arrêtais sur
un livre léger, qui ne me donnerait pas de migraine. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le sommeil
commençant à me gagner, je posais mon livre quand je m’aperçu que j’étais seule
dans la chambre. Il était plus de onze heures du soir. Qu’est-ce qu’il
faisait ? Tant pis pour lui, je ne lui courrais pas après. Je décidais de
laisser sa table de nuit allumée et m’endormais.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une douce
chaleur m’envahie, il faisait jour. Au pied du lit mon amour me fit signe de le
suivre et nous descendîmes dans la salle à manger. Le jour transpirait par les
volets clos. La chaleur devenait même étouffante. Il s’assit à la table et sans
un mot me montra un plat rempli de mets appétissants. Il me fit signe de le lui
amener et alors se mit à se bâfrer comme s’il n’avait pas mangé depuis plusieurs
jours. Il se moquait de moi ! je fis demi-tour et m’apprêtais à sortir de
la pièce quand je m’aperçu que la porte restait vainement fermée.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il se mit à
rire, rire de plus en plus fort, à s’en tenir les côtes. Il me fit peur. Je
décidais alors de sortir par la porte-fenêtre menant au jardin, et pris mes
jambes à mon cou. Son rire me poursuivait, il semblait ne pas me lâcher. Je
n’entendais que lui. Je me retrouvais soudain sous la pergola de roses. Toc,
toc, toc, toc. Les buissons se mirent à remuer devant moi. Qu’est-ce que cela
voulait dire ? son rire sembla soudain en jaillir. Je me mis à hurler et
dans un geste de défense, jetant mes bras en avant comme pour le chasser, je
m’égratignais la main.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Aïe. Mon doigt
laissa perler une goutte de sang qui alla s’écraser sur le sol. Elle y disparu.
J’eu beau me baisser pour la chercher je ne la vis pas. Alors intriguée, je
regardais la rose qui m’avait piquée, son épine était la plus grosse de la
tige. La rose était magnifique, entrouverte, velouté. Je m’approchais pour la
sentir.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quel dommage, sa beauté n’avait
d’égal que son manque d’odeur, ou plutôt une odeur sournoise, qui ressemblait à
l’odeur de renfermé qui m’avait prise lors de notre arrivée. J’entendis alors
des piaillements. Ce silence troublant qui m’avait suivi toute la journée
d’hier, avait laissé place à de joyeux bruits d’oiseaux. Etourdie, je reparti
vers la maison en priant le ciel de ne pas rencontrer mon lunatique d’homme.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je le vis à la
même place ou je l’avais laissé la veille au soir. La&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;tête dans les mains. Il se moquait de moi.
Après m’avoir donné la frousse de ma vie, je décidais donc de le sermonner
vertement, et tapais même du plat de la main sur la table. Le spectacle qui
m’apparut alors restera à jamais gravé dans ma mémoire.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Que c’était-il
passé ? je n’avais pourtant pas rêvé ? il était venu me chercher tout
à l’heure ? il avait ri comme un dément…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Là, dans la
lumière troublante de cette belle journée naissante, au pied de cette vieille
demeure, dans un gracieux mouvement, il s’écroula sur la table. Ses mains
avaient lâchées sa tête qui était venue se coucher sur la table. Un voile vint
se poser devant mes yeux.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une tête
inconnue me fit un maigre sourire. Me relevant je vis du monde s’activer autour
de moi. Un monsieur bienveillant me prit la main et me dit ce que je redoutais.
Je ne pleurais pas. Je décidais de partir sur le champ et de quitter cette
horrible bâtisse sur l’heure. Un gendarme m’emmena à l’hôtel de la place. Un
bruit confus de paroles, de voiture entrait par la fenêtre ouverte. Qu’est-ce
que j’allais faire. Je descendis prendre l’air. La veille la place qui était déserte,
avait fait place à un brouhaha de fête. Les gens étaient heureux, gais. Mes pas
me conduisirent à l’entrée de la petite église. Un frisson me parcourut quand
j’y entrait. Pas âme qui vive. Pas un cierge n’était allumé. Les fleurs
défraîchies semblaient avoir été oubliées. Quelle honte ! je ressorti
outrée ! toc, toc, toc, toc. Toc, toc, toc, toc. Ce bruit me glaça le
sang. J’accélérais le pas pour découvrir d’où il venait. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;J’entrais alors
dans le petit cimetière du village. De belles tombes alignées se faisaient
face. Là où les tombes plus simples étaient posées, le gardien nettoyait, à
petits coups la mousse accumulée sur un nom. Il me regarda, passa un chiffon
doux sur son travail et souriant, me laissa toute seule. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le froid
m’envahit, car ce nom restauré avec tant de soin, je le reconnaissais !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je partis immédiatement,
ce jour-là. Je rentrais chez moi, dans l’indifférence totale, une crampe au
creux de l’estomac.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La vie repris
son cours. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une année passa.
Et je me retrouvais dans un merveilleux jardin, entouré de mes amis, de ma
famille. Près de ces belles roses rouges à l’odeur si entêtante. Les bourgeons
naissants laissaient présager de très beaux spécimens pour la saison. Mon père
sera fier.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un tiraillement
à la main, me ramena à la réalité. A l’endroit où l’épine m’avait piquée, un
petit point noir avait vu le jour. Il me lança de nouveau. Je le regardais et
découvrit qu’il avait grossi, comme gonflé. Je serrais fermement mon doigt pour
faire taire la douleur. Aïe ! là au milieu du jardin, la petite goutte de
sang jaillit de nouveau. Alors je sus qu’elle ferait partie de moi à tout
jamais. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’est fou ce
qu’une simple épine peut faire mal !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais j’aimerai
toujours ces belles fleurs qui les portent comme autant de maux à la beauté de
la vie.

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+le+jardin+de+roses&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Livres</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!400.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!400.entry</guid><pubDate>Sun, 11 Nov 2007 08:36:18 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!400/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!400.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-11T08:36:18Z</dcterms:modified></item><item><title>Le saule</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!393.entry</link><description>

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’était par une
belle journée d’été. Le vent jouait dans les branches du saule, un léger
bruissement laissait deviner le plaisir dont ils s’amusaient. Le vent était un
vieil ami du saule, il le connaissait depuis des lustres et ne cessait de le
taquiner gentiment. Le saule, quant à lui, faisait semblant d’être dérangé par
le vent, mais en réalité il était heureux d’avoir quelqu’un avec qui
s’épancher.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les jeux
duraient, duraient et ne semblaient pas devoir s’arrêter, mais ce jour-là, le
saule fit une découverte sous son feuillage.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Tout petit, tout
vert, mais déjà robuste, un petit d’arbre s’élançait du sol vers les hauteurs de
ses branches. Comment ne l’avais-je pas vu ? Le printemps avait été très
beau, le vent n’avait cessé de jouer… et bien il était là, plutôt joli à
regarder et il faudra qu’il grandisse.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cependant le
saule devint anxieux car il trouva le jeune arbre un peu trop près de lui.
Quelle était cette pousse, de quelle origine venait-elle ? Il ne cessait
de s’inquiéter. Pensez donc, que diront les arbres voisins si mes racines
s’enchevêtrent dans les siennes !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il prit
l’habitude alors, de le regarder, de lui parler tous les jours, afin de
connaître son origine et de l’apprivoiser. Il voyait bien qu’il était timide,
ses jeunes feuilles d’un vert tendre laissaient présager de belles branches.
Mais voilà, le petit d’arbre n’osait parler.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les jours se
suivirent dans ce silence troublé par le vent qui lui s’amusait bien de voir
son ami si inquiet et soudain si adulte devant cet embryon. Heureusement se dit
le vent que je suis libre comme l’air. Trop de tracas n’est pas bon pour moi.
Il faut que je respire et vole là où je veux !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais voilà qu’un
beau matin d’automne, le vent qui jouait dans les branches du saule, n’en tira
qu’un frisson accompagné d’une plainte. Qu’arrivait-il à son ami ? Il le
secoua davantage essayant d’en tirer une réponse. Mais rien ne vint. Le vent ne
se départit pas et décida d’élucider tout seul ce triste pleur. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il pénétra sous
les branches et compris bien trop vite ce qui avait chagriné son ami. Le petit
d’arbre si beau, si majestueux, venait de se faner, en une nuit sans crier
gare. Ses feuilles brillantes étaient désormais flétries et son tronc si blanc,
paraissait usé.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le saule et le
vent se mirent à gémir pour ce petit qui n’avait pu grandir. Encore un dans
cette forêt qui ne verra pas la lumière dit le saule. Et sa plainte langoureuse
se fit plus forte. Il s’était attaché à ce petit et le regrettait déjà. Sa
plainte se fit pleurs et ses pleurs firent taire les bruits de la forêt.
Qu’arrivait-il au saule si majestueux, le voici tordu et rabougri, ses branches
touchant le sol dans une complainte de pleurs. Ses congénères touchés par son
deuil, que le vent leur apprit, lui firent une grande place au bord du ruisseau.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ainsi le beau
saule dans sa douleur ne donna naissance qu’à son nouveau surnom : le
saule pleureur. Mais le respect que les anciens y mirent le rendit fier d’avoir
traversé cette épreuve. Il décida de servir d’exemple aux autres arbres et de
laisser aller au gré de l’eau son feuillage afin que tous sachent sa peine et
la force qu’il mit à la combattre. Le vent son ami, le secouait encore mais les
branches lourdes ne riaient plus.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il trôna ainsi
les pieds dans l’eau, ses branches touchant le sol et servit d’exemple aux
petits monstres d’arbres qui osaient braver la sérénité des anciens. Triste
histoire me direz-vous. Je ne crois pas. Car le saule pleureur sorti plus grand
du drame qu’il traversa. Ce n’est pas son tronc qui grandit, mais son âme. Un souvenir
se nourrit d’images, mais l’âme se nourrit d’amour. Qu’est-ce que la vie à part
une éternité d’amour…

&lt;p style="text-align:justify"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify"&gt; 

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Le+saule&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Livres</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!393.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!393.entry</guid><pubDate>Fri, 09 Nov 2007 13:11:08 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!393/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!393.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-09T13:11:08Z</dcterms:modified></item><item><title>un Oeillet bleu</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!380.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Un oeillet bleu

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;La nuit venait de tomber avec ses
rêves et ses cauchemars. Le froid entrait par bribes dans la chambre. Elise se
recroquevilla encore plus sous la couette. Le poêle ne diffusait plus qu’un
semblant de chaleur. Décidemment il fallait absolument le nettoyer. Demain elle
verrait cela. Qu’il est dure de s’occuper seule d’une maison. Pas de lettres de
Jules depuis des semaines. Son bataillon s’était déplacé sur les Ardennes, et
depuis plus de nouvelles. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Ses nuits n’en étaient que plus
courtes, enfin, il fallait continuer à mener un semblant d’existence malgré se
manque immense que son amour laissait.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Quatre ans déjà de solitude pour
six petits mois de vie commune. C’était injuste. Au village seuls les hommes
invalides étaient rentrés de la guerre, ou les vieux qui n’avaient pu partir
sauver la patrie. Les femmes avaient donc du se résoudre à occuper leurs
fonctions.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;L’usine était pleine jour comme
nuit des équipes féminines. Les enfants aidaient comme ils pouvaient, tous les
bras étaient les biens venus.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Une nouvelle journée commençait. Le
labeur des champs l’attendait. Après s’être occupé de ses volailles, elle
partit pour la cueillette des pommes. Toutes les corvées étaient bonnes à
prendre puisqu’elles permettaient de manger. Décidemment si elle avait pu
imaginer faire tout ce travail alors que la vie la vouait à rester chez elle en
maîtresse de maison. Quelle ironie…

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Enfin le passé est derrière toi, il
faut te remuer, depuis l’arrivée de cette guerre tout est chamboulé. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Le panier est lourd, les bras n’en
peuvent plus de monter, descendre sans arrêt depuis des heures. Ces pommes sont
épuisantes, mais elles me valent le souper, alors encore un peu de temps et ce
sera fini. Tu vois, le contremaître fait signe. La journée est finie, enfin.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Encore une petite heure pour
récupérer mon labeur et je rentre à la maison.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Seule, toujours seule, pas une
lettre de mon homme, pas un signe de l’armée, rien. Combien sommes-nous dans ce
cas, sans nous plaindre, à gérer au jour le jour nos vies, notre survie en ces
temps incertains. Combien de temps cela va-t-il encore durer. Je suis lasse,
si lasse…

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Jules tu me manques. Quelques
larmes coulent sur ses joues mais elle ne les remarque plus. Cela n’a plus
d’importance, le temps qui passe permet juste de constater que la vie existe
encore.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Les mois s’écoulent ainsi,
imperturbables. Toujours les mêmes gestes, les mêmes travaux épuisants pour
gagner un peu de sous. Pas de Jules, pas de nouvelles.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;La vie est trop dure, je n’en peux
plus.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Dans cet accès de désespoir, enfin
une lueur d’espoir. Un mot, un petit mot tombé presque par hasard devant ma
porte. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Un mot de Jules, daté de trois
mois. Il a visiblement eu du mal à trouver notre village. Mais il est là. Je
n’ose l’ouvrir. C’est bête après tant d’attente, tant d’espoir.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Je le regarde incrédule. C’est bien
son écriture, alors il est vivant quelque part là-bas. Mes mains tremblent, il
faut que je sache, il faut que je sente son odeur sur ce papier. Ses pattes de
mouche sont toujours là. Je dois monter la lampe pour le décrypter. Il va bien,
dieu soit loué. Mais il ne rentrera qu’à la fin de cette fichue guerre. Il voit
ses amis tomber à ses cotés, il ne comprend pas pourquoi il est toujours là, à
écrire à leurs épouses, à leurs enfants, pour leur apprendre la funeste nouvelle.


&lt;p style="line-height:150%"&gt;C’est ridicule, je veux qu’il reste
en vie, tant pis pour les autres, ils n’ont qu’à se débrouiller, je sais que
c’est égoïste mais qu’est-ce que l’amour, de l’égoïsme avant tout pour l’être
aimé. Et je l’aime Jules, je l’aime, alors je me fous des autres, qu’ils
tombent sous les coups de baïonnettes et qu’on me rende mon homme.

&lt;p style="line-height:150%"&gt; 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Elise se lève ce matin-là, comme
tous les matins. La nuit n’est pas encore partie. Les étoiles brillent dans le
froid de l’hiver. Le travail arrive à grand pas avec ses difficultés. Elle a
réussi à se faire embaucher dans la grande cuisine de l’hôpital. Deux heures de
trajet à pieds pour y aller, mais c’est pas trop mal payé. Comme tous les
matins, il faut laver la vaisselle et préparer les petits déjeuners. Les
bassines de cuivre sont très lourdes à soulever, alors on les nettoie par terre
dans un premier temps, avant de relaver dans la cuisine pour qu’elles soient de
nouveau prêtes à servir sur le feu.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;La soupe est en train de chauffer
pour le repas de midi. Du pain et de la soupe, ça tient au corps. Et puis
voilà, le geste qu’il ne fallait pas faire, le dernier regard vers la
cuisinière en chef et c’est tout.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Elise a glissé sur le sol mouillé,
les maudites épluchures se sont réparties partout. Et ce geste idiot, ce geste
de retenu que l’instinct vous donne dans ces moments-là. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;La bassine de cuivre a basculée. Et
Elise s’en est allée. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Que la vie est bête, n’est-ce pas.
Un simple petit geste et l’on n’est plus. Pourtant Elise n’avait que deux mois
à attendre le retour de son homme. Deux petits mois de labeurs incessants, mais
de vie, et elle l’aurait serré dans ses bras.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Jules est revenu au village à la
fin de guerre. Il a retrouvé la grande maison vide et sombre. Il a décidé de
travailler pour la garder. Et puis une maison ça a besoin d’une femme.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Alors avant de se décider il est
parti au cimetière. Là, sur la tombe d’Elise, il a pleuré à chaudes larmes. Son
aimée l’a quittée avant l’heure, il ne pourra plus jamais lui parler de ses
cauchemars, de ses insomnies, de son amour pour elle. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Avant de la quitter, il lui demande
l’autorisation de prendre femme. Elle doit le comprendre et l’accepter. Un
oiseau passe dans le ciel, son ombre se projette sur la stèle. Jules essuie une
larme, il sourit. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Avec le plus grand soin, il dépose
un bouquet d’œillets bleus. C’était ses préférés. 

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Adieu ma mie, porte toi bien. Je
t’aimerais toujours.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;La vie continue avec ses
absurdités, ses joies, ses larmes.

&lt;p style="line-height:150%"&gt;Qui peut dire ce qu’elle lui
réserve. Ce qui est sûr c’est qu’elle seule connait le fin mot de l’histoire…

&lt;p style="line-height:150%"&gt; 

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+un+Oeillet+bleu&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Voyages</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!380.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!380.entry</guid><pubDate>Wed, 31 Oct 2007 17:38:32 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!380/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!380.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-31T17:38:32Z</dcterms:modified></item><item><title>L'oiseau</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!368.entry</link><description> 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;L’oiseau 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Quel rêve
étrange j’ai fait cette nuit ! cet oiseau vert qui hurle en me tournant
autour, il m’effrayait… bon, ce n’était qu’un rêve après tout. La journée va
être chargée. Les enfants sont à déposer à l’école, après direction la gare,
juste le temps d’attraper le train et hop me voilà au travail. Toujours la même
routine. L’œil rivé sur la montre de peur de rater l’heure de retour, le train,
le centre de loisirs pour récupérer les enfants, puis les devoirs, le dîner et
enfin, le lit.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ce magnifique
lit&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;où dit-on on passe plus de la moitié
de notre vie. Les nuits paraissent pourtant bien trop courtes. Sans compter les
nuits blanches, les cauchemars… dans ce tourbillon de tâches les rêves sont
encore la part que je préfère. C’est un terrain à découvrir, à explorer. Un
monde étrange et merveilleux qui ne demande qu’à s’ouvrir à notre émoi, à nos
souvenirs où même nos intuitions…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une douce
chaleur m’envahie, j’ouvre les yeux, un feu dansant se révèle dans la cheminée.
Tout est calme dans la maison. Juste le bruit mat de l’horloge qui monte la
garde. Je m’étire et me lève. Il fait plus froid soudain. Je vais aller me
mettre au lit. C’est étrange, je sais exactement où ce trouve la chambre et
pourtant tout me paraît inconnu ! l’escalier craque sous mes pieds, chaque
marche semble être dérangée… je crois qu’il faut que je me couche… ah, qu’il
fait bon sous la couette ! Les rêves me rejoignent et nous partons
ensemble vers un pays vert et inconnu.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le soleil
chauffe et l’humidité est lourde. Que d’arbres et de plantes qui me sont
étrangères. Mon guide trace le chemin sans un bruit, seule la serpe parle dans
son doux balancier. Les cris des oiseaux emplissent le ciel que je devine bleu
là-haut, très au-dessus de ces branches feuillues. Je me demande ce que je fais
ici. Ah oui, je me rappelle je suis dans la jungle, à la recherche d’un temple.
Un de ceux que l’on garde pour les touristes bien sûr. Mais il me semble être
une vraie exploratrice. Mon guide me fait signe de &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;s’arrêter. Il est temps de casser la croûte.
Dans une heure nous repartons. Le temple est encore à deux heures de marche.
C’est étrange, je croyais qu’il y aurait des tas de moustiques, ou d’insectes
en tout genre, mais rien. Rien que les arbres, la chaleur et les oiseaux. Mon
guide n’est décidément pas causant. Tant pis, j’en prends mon parti.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ça y est enfin,
nous y voilà. Ce temple est plus petit que sur les photos, mais il
m’impressionne. L’ouverture par laquelle mon guide veut que je passe ressemble
à une grande bouche noire, elle m’effraye un peu. En la passant, quelle
surprise, le froid me saisit. Je ne pensais pas qu’il puisse y faire si frais
alors que dehors la chaleur est lourde. Tout d’abord je ne vois rien, puis
après m’être acclimatée je devine des formes sombres. Une table de pierre tout
d’abord, au centre, puis des blocs plus petits tout autour qui pourraient être
des sièges. Comment ont-ils été déposés ici, leur poids doit être considérable.
Mon guide me fait signe de le suivre, là-bas dans le fond de la pièce, il me
montre un passage plus petit, une porte qui communique avec une autre pièce. Il
insiste pour que j’y aille, seule… je finis par obéir et là quelle surprise,
sur une table plus petite, posée sur le côté gauche de la pièce, une feuille de
papier. Rien d’autre ! je m’approche et la lit. Machinalement je la met
dans ma poche et m’en retourne. En retournant dans la grande pièce je
m’aperçois que je suis seule. Où a bien pu passer mon guide ? je me
précipite dehors, rien ; que le ciel bleu, la forêt devant moi et ces
oiseaux qui piaillent, piaillent à m’en faire mal aux oreilles…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je sens le
papier dans ma poche, qu’est-ce qu’il disait au fait ? 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;« seule je
suis, seule je serai, seule j’irai »

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;J’ai beau
tourner cela dans ma tête, rien à faire, les idées se bousculent, je commence à
m’énerver. Où est passé ce sacré guide bon sang ! je l’appelle, en vain.
La chaleur me fait transpirer. L’eau de ma gourde est chaude et pourtant j’ai
l’impression que ma gorge est sèche.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Calme-toi !
Réfléchis ! nous sommes arrivés d’en face, là, entre ses deux arbres aux branches
tarabiscotées, j’en suis sûre. Mais pourrai-je faire le chemin à
l’envers ? les coups de la serpe doivent encore être visibles, si je dois
me décider c’est tout de suite, car la nuit doit tomber dans quelques heures.
J’ai juste le temps de repartir. Il n’est pas question de passer l’après-midi
figée dans ce temple et encore moins d’y passer la nuit.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Alors tant pis,
en avant ! me voilà parti. Je retrouve les traces de notre passage, mais
la chaleur augmente et ces cris sont tellement horripilants, mon dieu, on
dirait des rires… oui, des rires, des sarcasmes même, ces oiseaux se rient de
moi ! je me mets à courir comme si le diable était à mes trousses !
quelle idiote ! calme-toi ! ce n’est rien que de stupides oiseaux que
tu déranges dans le calme de cette forêt.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Mais rien à
faire, je presse le pas. Les traces sont toujours visibles, je remercie dieu,
pour quelqu’un de non croyant, c’est un comble…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Soudain, plus
rien, plus un bruit. Les traces de notre passage sont effacées. Je suis sûre
pourtant de ne pas mettre trompée sur le chemin. Je retourne en arrière, oui,
les traces sont bien visibles, et là, elles disparaissent, plus rien. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je lève les
yeux, le calme est lourd, et là je le vois, vert émeraude, avec des ailes
magnifiques tachées de rouge. Il me regarde, soudain, il prend son envol et se
met à tourbillonner autour de ma tête. Je ne comprends pas ce qui m’arrive, je
reste là bouche bée à regarder ce beau volatile tournoyer et voilà qu’il se met
à crier, à hurler plutôt ! je pousse un cri à mon tour… va-t-en, laisse
moi…je commence à paniquer quand…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je me ressaisis
mais suis en nage. Quelle horreur ! quel cauchemar. Heureusement que ce
n’était qu’un rêve… pourtant un frisson me saisit, ne serait-ce pas une réalité
de mon existence. Arrête ses idioties me dis-je. Tu as une vie bien remplie,
des enfants et un mari adorable, un travail qui te plaît, rien à voir avec ce
cauchemar.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Je me recouche,
exténuée, le cœur battant comme à la fin d’une course. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un nouveau
frisson me saisit. Et si ma vie parfaite n’était qu’un leurre ? si
derrière se cachait, enfouie, enterrée, une âme esseulée, si ma belle façade ne
dissimulait qu’une infinie tristesse…la vie est un carcan que l’on dessine,
selon ses souhaits, mais pas forcément selon ses désirs…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ce bel oiseau de
paradis vit dans une belle forêt ; ses cris lui permettent d’exister, mais
il y vivait seul.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une larme coule
sur ma joue, je l’essuie sur l’oreiller en me retournant. Demain, je dois faire
les courses, le frigo est vide et j’ai promis d’acheter des gâteaux aux
enfants…

&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+L'oiseau&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Voyages</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!368.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!368.entry</guid><pubDate>Sun, 14 Oct 2007 16:16:58 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!368/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!368.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-14T16:16:58Z</dcterms:modified></item><item><title>A mon Petit Bout d'Amour</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!363.entry</link><description>&lt;font size=4&gt;je vous salue tous, mes fidèles lecteurs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;j'ai été absente ces derniers temps car confrontée à un drame familiale. je panse mes plaies...&lt;br&gt;je vous reviens très bientôt. encore merci de vos visites.&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+A+mon+Petit+Bout+d'Amour&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Santé et bien-être</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!363.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!363.entry</guid><pubDate>Mon, 08 Oct 2007 08:54:42 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!363/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!363.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-08T08:54:42Z</dcterms:modified></item><item><title>le soleil</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!336.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Le soleil.

&lt;p&gt; 

&lt;p&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Elle était là,
assise, à l’ombre du saule. Un livre dans les mains. Elle surveillait d’un œil
attendri ses enfants qui s’endormaient. Allongés sur une couverture, regardant
distraitement les fourmis ailées, ils dodelinaient de la tête. Bientôt ils
partiraient pour le royaume des songes.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’été était
brûlant. Quand la sieste serait finie, les enfants iraient jouer dans le
jardin. Une véritable caverne d’Ali Baba les attendait à l’abri d’un vieux
coffre. Que de merveilles ; des poussettes pour les poupées, une voiture à
pédales, une dînette pour le goûter…et bien d’autres choses encore. Quelles
vacances. Que de choses à faire. Courir dans le jardin en évitant le trou à
feu. Regarder le jardinier soigner les tomates, les salades. Ramasser les groseilles,
les cassis, sans oublier de se servir au passage.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Arroser les
rosiers, à la tombée de la nuit, humer le tilleul centenaire. Regarder les
étoiles illuminer ce ciel magnifique. Ecouter papa nommer ces beautés et
surprendre furtivement une étoile filante. Allongés sur le dos, à la douceur de
la nuit, le temps restait en suspend.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Parfois, le
soir, nous sortions tous le long des chemins, à la lueur des lampes et
surprenions des vers luisants. Ces petites bêtes si belles à regarder luire.
Des chauves-souris parfois nous frôlaient. Alors, effrayés, nous nous
réfugiions dans les bras de papa ou de maman.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les nuits
chaudes laissaient la place à la clarté du matin. Le soleil illuminait la
maison, au travers des petites fenêtres de bois. La fraîcheur de ces épais murs
de pierre laissait deviner la canicule dehors. Il y faisait bon vivre. Les
portes grinçaient, les planches de bois disjointes laissaient voir l’obscurité.
L’escalier abrupt menait vers une porte si vieille qu’elle nous semblait devoir
céder chaque fois que papa l’ouvrait. L’odeur du bois et de l’humidité nous
accompagnait dans les moindres recoins de cette grande maison. Dans la cuisine,
la cheminée immense, abritait un poêle à bois, où maman préparait les repas.
Nous prenions tous place autour de la grande table, assis sagement sur le banc.
Une fois le repas fini,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;l’heure du repos
sonnait. Les journées passaient ainsi, immuables, belles…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’était il y a
très longtemps, à une époque où les heures ne comptaient pas. En un temps où le
bonheur s’écrivait simplement, lentement. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un passé baigné
de soleil, réfugié dans un coin de mon esprit ; un tableau familial encré
au fond de mon cœur, un rayon de lumière au milieu de l’obscurité.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Le temps a suspendu son vol pour un souvenir
joyeux, celui-ci conservera la chaleur de ces couleurs, et la beauté de ces
images.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;L’esprit reste là où l’âme n’est plus…&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+le+soleil&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!336.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!336.entry</guid><pubDate>Wed, 15 Aug 2007 15:13:20 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!336/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!336.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-15T15:13:20Z</dcterms:modified></item><item><title>Au royaume de l'obscurité</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!310.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Au royaume de
l’obscurité.

&lt;p&gt; 

&lt;p&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’était par un
jour de grand vent. La tempête avait sévit la veille, mais le froid glacial de
cette journée pénétrait tout ce qu’il rencontrait. Le matin était déjà bien
entamé, et outre le souffle du vent et quelques oiseaux téméraires, le silence
était présent. Des nuages courants dans le ciel, l’obscurcissaient par moment,
lui conférant&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;une image de fin des
temps…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il était là,
heureux, joyeux, bondissant, sans se soucier du temps. Petit être brun et
jovial comme tout enfant de son âge. Quoi, huit, peut être dix ans ; guère
plus. La maîtresse avait fini les cours plus tôt. Alors tout content de se
promener dans les champs, sifflotant, il faisait la guerre aux cailloux, aux
herbes folles qui lui chatouillaient les jambes. La maison était encore loin…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Mais qu’importe car maître du monde, sa toute
puissance lui donnait un pouvoir inégalé. Pouvoir surpuissant, médiateur à
toute épreuve, tels étaient ses talents. Les plus hauts personnages du monde
venaient écouter ses conseils. Quoi qu’il dise, on se retirait sans sourciller.
Les temps étaient beaux, mais les nuages arrivaient. En effet, un jour, un
homme vint à son tour demander conseil. Mais celui-ci ne lui plus pas. Alors
dans une colère il menaça le maître d’usurpateur et déclara être son
successeur.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les camps se
formèrent. Les rejetés, les traîtres, les jaloux s’allièrent à lui.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les autres, ma foi, par respect, idées, ou
altruisme restèrent fidèles.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Alors commença
une guerre longue et fastidieuse de mots, écrits, chants et autres sermons,
répétés dans tout le pays. Cela n’aurait eu de cesse si un jour, ou plutôt un
soir, un fracas épouvantable ne vint arrêter ces bavardages. Il fut si
retentissant que la nature un instant sembla muette. Nul n’osa parler. Tous les
regards se portèrent sur le maître. Tous sans exception. Alors celui-ci, d’une
voix forte ordonna la fermeture des portes et autres ouvertures. Il exigea la
présence des habitants dans leurs foyers et fit prévenir de toute urgence les
fermiers lointains de faire de même. La nuit serait longue.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Il passa.
Silencieux et gigantesque. D’une couleur sans nom. Dans un silence glacial. Pas
même le vent ne l’accompagna. Une obscurité laiteuse s’abattit sur le pays
d’une lenteur inexplicable. Le maître même commença à penser qu’il se passerait
des jours avant qu’Il ne s’éloigne. Alors attendons…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les heures
semblèrent bien longues !

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Enfin, à un
moment, un rayon de soleil osa toucher le sol. Un petit souffle de vent
l’égaya. Le maître reprit espoir et fit dire de reprendre activités. Mais la
prudence, fut de mise, et les habitants prirent leur temps. Aussi, quand enfin
plus rien ne subsista, l’après-midi était bien avancée. Chacun fit le tour de
chez lui, et réconforté, décida de remettre au lendemain les desseins oubliés.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le maître,
fatigué, se leva, et dans un regard circulaire, s’éloigna, un peu voûté.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le temps, cet
allié, peut se transformer en adversaire redoutable quand on le contrarie. Mais
il existe des choses que le temps même ne peut arrêter.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;La maison est
déjà là ! S’étonna-t-il dans un frisson. Quelle surprise ça va être… Le
soleil est encore haut, alors je pourrais jouer dans le jardin, dans la
cabane ; mais j’ai promis à maman de ne plus rêver….

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt; 

&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Times New Roman'"&gt;&lt;br style="page-break-before:always" clear=all&gt;
&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://blufiles.storage.live.com&amp;#47;y1poVYM2XoVpTLdrag7XYFpJ6Dx8f3Y-R2xG7DB3Vj1aIWjR992nqDzUCm_bjeN_d3D"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;A7D76CF89C2FD61B&amp;#33;311&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+Au+royaume+de+l'obscurit%c3%a9&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Voyages</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!310.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!310.entry</guid><pubDate>Sun, 22 Jul 2007 10:37:00 GMT</pubDate><slash:comments>7</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!310/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!310.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-22T10:37:00Z</dcterms:modified></item><item><title>l'ordinateur</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!283.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;L’ordinateur.

&lt;p&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Le banc était un peu dure, mais la
vue y était tellement splendide qu’on en oubliait ce détail. La ville
s’étalait, là, immense, belle, baignée de soleil. Les multiples vitres
renvoyaient comme des étoiles les rayons de lumière. Une impression de calme et
de sérénité semblait régner sur ce lieu.

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Il était là comme tous les jours,
avec son portable sur les genoux. Le regard perdu dans sa contemplation de la
ville. Un bruit soudain le tirait de sa rêverie et frénétiquement il s’activait
sur son clavier. Quelle étrange symbiose que cette nature bousculée par le
progrès ? Entre le piaillement des oiseaux et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le doux bruissement des feuillages, un étrange
cliquetis retentissait.

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Comme à chaque fois, je passais
lentement devant lui, tirant Cléo, ma petite chienne. Elle reniflait son
pantalon, et immanquablement il levait la tête et me souriait.

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Bonjour,
mademoiselle ! Quel temps magnifique n’est-ce pas ? »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;- « Oui monsieur « 

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Et timidement je m’éloignais.
Décidément, je n’arriverai jamais à l’aborder. Pourtant, il me plaît bien avec
son petit sourire discret et ses grands yeux noirs ! Enfin, ma fille,
reprends-toi ! il doit sûrement être pris…

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Allez, va, Cléo a encore senti un
chien, il faut que je change de chemin, elle est infernale actuellement…

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Un jour encore, qui passe
simplement, entre les habitudes et les obligations, mais si peu de
surprises ! Le temps est là, mais les heures paraissent si creuses… Les
vacances ! On les attend toute l’année, pour s’apercevoir quand on y est,
qu’on n’y fait rien de plus, et rien de moins.

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Tiens, il pleut. Il faut quand même
que je sorte Cléo. Il faut que je pousse jusqu’au jardin, car elle ne doit pas
faire ses besoins sur le trottoir. Cette odeur d’herbe mouillée est si
agréable. En plus, il n’y a personne. Quelle tranquillité ! Cléo s’amuse à
bondir entre les flaques, la pluie la rend joyeuse. Le jardin est si beau, si
calme. Tiens, un drôle de bruit me fait lever la tête ! On dirait un
cliquetis.

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;C’est étrange, soudain, je me sens
essoufflée. Que se passe-t-il ? Je ne sais plus où je suis… Cléo me tire
toujours en évitant les flaques, alors que moi je n’y fais plus attention. Et
puis elle s’arrête. Elle sent quelque chose. Il est là, toujours à la même
place, avec son ordinateur sur les genoux. Il me regarde avec son petit sourire
qui me plaît tant !

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Bonjour, mademoiselle, vous
avez défié la pluie ? »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Et oui, il faut bien que je
sorte ma chienne ! » Quelle horreur, quelle banalité ! Après
cela il ne voudra plus me parler !

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« C’est avec un temps pareil que
le jardin est agréable, pas un bruit, pas de promeneurs. La nature est livrée à
elle-même »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Oui, quel calme !
C’est tellement agréable qu’on en oublie la pluie »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Votre chienne a senti
quelque chose ; puis-je vous accompagner  jusqu’à la sortie ? Je
crois que la pluie revient »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Bien sûr ! Et puis je-
n’habite pas loin » Qu’est-ce que je dis !

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Moi non plus. On doit être
voisin ? »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« C’est possible ; merci
de m’avoir accompagné «

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« De rien, alors à
bientôt ! »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;- « Oui. Bonne
après-midi ! »

&lt;p style="line-height:200%"&gt;-« Merci, vous aussi »

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Ca y est ! Je lui ai
parlé ! Des banalités certes, mais ma fille il ne faut pas lâcher
maintenant. Et puis c’est très bien d’avoir de bons voisins. Qui sait, l’avenir
me dira si j’ai bien fait de lui parler ou non. Décidément ses yeux sont
toujours aussi beaux.

&lt;p style="line-height:200%"&gt; 

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Allez, tu te calmes, tu bois un
petit thé, tu respires et puis demain sera un autre jour.

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Tu voulais des surprises, tu en as
une de taille. A toi de faire en sorte quelle le reste.

&lt;p style="line-height:200%"&gt;Les jours se suivent et ne se
ressemblent pas toujours, surtout durant les vacances. Le destin te fait un
petit clin d’œil, alors ma fille, réponds-lui…&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://blufiles.storage.live.com&amp;#47;y1pGwUqjl8Sqj41hVBNgknG25qic1BB8_ThFeRSb2ba34ocfh5b4t7ft8MGjDA5J0HU"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;A7D76CF89C2FD61B&amp;#33;284&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://blufiles.storage.live.com&amp;#47;y1pIZM94aeyiw9FqbmSY9g5sY6w-ZfBuBde7ewx3gEH76pxpPNJM1rwXLNtDr_QBEJc"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;A7D76CF89C2FD61B&amp;#33;285&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6352488934354725349&amp;page=RSS%3a+l'ordinateur&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bleu-coeur.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bleu-coeur"&gt;</description><category>Hobbies</category><comments>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!283.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!283.entry</guid><pubDate>Sat, 23 Jun 2007 16:59:31 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bleu-coeur.spaces.live.com/blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!283/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!283.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-06-23T16:59:31Z</dcterms:modified></item><item><title>Le Loup</title><link>http://bleu-coeur.spaces.live.com/Blog/cns!A7D76CF89C2FD61B!263.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Le loup

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt; 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;L’hiver était
vigoureux cette année là, la neige tombée en excès tapissait les bois d’un
épais manteau blanc. Le paysage immaculé dégageait une atmosphère de plénitude
qui n’était pas courant en cette époque reculée où les guerres meurtrières avaient
tendance à faire ressembler les forêts à des cimetières. Epoque reculée, s’il
en était, où les pauvres gens voyageaient de village en hameau pour quelques
quignons de pain et un peu de dur travail pour une pièce ou une nuit au sec.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;De fiers
destriers respiraient fortement en avançant sur le sentier enneigé. Le froid
vif faisait sortir de leurs naseaux une fumée si blanche qu’elle ressemblait à
des ailes de papillons… les deux seigneurs, emmitouflés dans de lourds manteaux
ressemblaient à des sacs posés sur le dos des chevaux. Le village en vue, était
misérable, mais la neige le parait d’une chape blanche qui cachait ses
malheurs. Après le village un vieux fort lugubre dominait de toutes ses tours
ce petit vallon encastré au milieu de la forêt. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cette journée
serait à jamais marquée par cette dramatique histoire que les vieux se
racontent le soir auprès de l’âtre, afin de ne pas oublier l’existence de ces
paysans qui ont façonnés ce paysage et donnés à cette région ses lettres de
noblesse ; noblesse parfois plus belle que n’ont pu apporter ces riches
seigneurs qui garantissaient de leur blason la prospérité et la grandeur de
leur fief.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Sous un soleil
d’hiver, naissait le jeune seigneur de ce petit coin reculé. Son père,
ambitieux, avait déjà tracé le chemin de sa vie. Un baron voisin, belliqueux,
dont l’épouse était enceinte devait donner naissance à une fille. Son sorcier
personnel le lui avait assuré. Donc les terres voisines tant convoitées depuis
des générations, pourraient enfin lui appartenir par le simple geste d’un
mariage. Ses pères devaient se retourner dans leur tombe ! Mais quelle
belle revanche pour sa lignée…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les années
passèrent donc, les saisons s’égrenèrent au rythme de l’apprentissage de ce
jeune maître, Justin, qui ne savait pas encore&lt;span style=""&gt; 
&lt;/span&gt;ce que lui réservait son avenir.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;En ce temps là,
les enfants s’élevaient ensemble dans un château, personne ne leur prêtait
attention tant qu’ils ne faisaient pas de bêtises. C’est à ce moment-là que le
destin, décida de modifier l’avenir de Justin en lui présentant Isabeau.
C’était la petite fille d’une jeune servante qui venait de prendre son service
au château. Ses parents ne pouvant plus la nourrir, l’envoyèrent chercher du
labeur avec sa petite fille. La cuisinière, grand cœur, et maîtresse femme, remarqua
de suite que la jeune mère serait une très docile servante, elle leur trouva
donc une petite pièce derrière la cuisine où elles pourraient établir leur
chambre.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Isabeau se mit à
découvrir le château, en parcourant ses couloirs lugubres et froids. Le château
qui avait rencontré de nombreux assauts avait tant bien que mal été reconstruit,
ce qui lui donnait un air austère. Isabeau décida de traverser la cour pour
aller aux écuries. Elle évita les flaques de boue pour ne pas salir ses sabots
et les hommes d’arme qui s’entraînaient en attendant un prochain assaut ou une
joute ! Les écuries étaient très sombres ce jour-là. Le soleil timide de
mars ne laissait voir que les têtes des chevaux attendant qu’on les sorte. Elle
les caressa les uns après les autres, sans peur. S’apprêtant à repartir vers
les cuisines, elle rencontra Justin. Il venait chercher son cheval pour faire
une promenade avec son précepteur. Leurs regards se croisèrent et sans un mot
chacun continua sa route. Le destin avait gagné. De ce jour-là, une amitié
forte se noua. Il ne se passa pas un jour sans qu’on ne les vit ensemble à
jouer, à courir, à se poursuivre dans de grands éclats de rire. Les jours
s’allongèrent et le soleil printanier donnait des airs de fête à ce triste
château. L’arrivée du printemps fut saluée par une douce lumière, qui semblait
se faufiler dans les moindres recoins afin d’apporter son halo jusque dans les
interstices. Les enfants se bousculaient&lt;span style=""&gt; 
&lt;/span&gt;et riaient à gorge déployée. Enfin les beaux jours revenaient et avec
eux les senteurs des prochaines fêtes.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Justin et
Isabeau fidèles à leurs habitudes s’étaient retrouvés devant les écuries afin
de définir de l’emploi du temps de cette belle journée. Les révisions pour
Justin, les cours de cuisine pour Isabeau ; après le repas, la promenade à
cheval pour Justin, les leçons de nature et c’est là qu’Isabeau le rejoignait
afin de participer sagement au cours du précepteur. Ce dernier n’y voyant aucun
outrage au contraire, avait accordé à Isabeau le droit de s’asseoir à terre afin
de l’écouter mais derrière le banc pour que personne ne puisse se douter
qu’elle apprenait à son tour les leçons. Les journées se passaient ainsi,
inlassablement calmes et sereines, dans une torpeur douce où chacun sentait
renaître des sentiments enfouis de bonheur et de joie. La fête du jeune maître
apporta nombre de colporteurs qui donnaient les nouvelles du pays. Les femmes
s’étaient parées de robes chatoyantes et les jeunes hommes vêtus de collants
aux couleurs vives riaient et souriaient presque béatement aux jeunes filles
qui minaudaient dans leur coin. Les troubadours entonnaient des chants mettant
en avant les bravoures des jeunes seigneurs de contrées lointaines. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Ce soir là,
Justin serait le seul maître de ces lieux ! tous les regards se portèrent
sur lui. Toutes les jeunes damoiselles rougissaient quand elles croisaient son
regard. Les danses s’enchaînaient à un rythme soutenu et Justin était
heureux ! il ne vit pas Isabeau au fond de la salle en train de servir les
seigneurs. Il n’avait d’yeux que pour Marie. Son père prévoyant avait invité
son cher baron de voisin, ainsi que sa fille pour lier connaissance. Et le
résultat fut au-dessus de ses espérances. Justin dévorait des yeux la jeune
baronne, dont il est vrai que la beauté était inégalée dans cette assemblée.
Marie avait tout de la grâce qu’il sied à une noble dame et ma foi, elle
devrait faire une épouse avenante à son cher fils.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Le destin est
capricieux car il ne s’avoue jamais vaincu quand un obstacle modifie ses plans.
Aussi, les semaines passèrent, les jeunes gens avec l’assentiment de leurs
parents se fiancèrent en ce beau mois de juillet. Les festivités furent encore
plus grandes car le baron très fier, décida que rien n’était trop beau pour sa
fille. Des joutes furent organisées, on vint de tous les coins des baronnies et
même de plus loin, pour assister à cette somptueuse fête. La nature joua son
rôle aussi, car le temps se prêtait au bonheur. Les paysans étaient débordés,
que de travail à fournir, que de préparations à faire. Les victuailles devaient
couler comme à flot afin que personne ne manque de rien. Mais le cœur léger et
dans l’allégresse les festivités débutèrent.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Une personne
cependant ne riait plus. Isabeau, s’était retirée dans les écuries avec ses
amis les chevaux, ses seuls confidents dorénavant. Justin s’était détourné. Sa
naissance le lui ordonnait, son coeur semblait se donner.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Isabeau avait du
travail ce jour-là. Tous les hommes d’arme devaient ne manquer de rien. Son
travail consistait à s’en assurer. Elle vit arriver les uns après les autres
tous les nobles que comptaient les environs et d’autres encore dont elle
n’avait jamais entendu parler. Les troubadours, les musiciens attaquèrent le
début des festivités. Les joutes débutèrent, suivies de repas pantagruéliques.
Les bals s’ensuivirent rehaussés des couleurs chatoyantes des belles.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Justin et Marie
étaient magnifiques. L’amour s’emblait emplir ces fêtes et les fiançailles
furent conclues. Deux jours et deux nuits s’ensuivirent de chants, de rire, de
musique.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Septembre arriva
avec l’automne. Le temps très chaud de l’été avait laissé place un beau matin,
aux premières chutes de feuilles. Tout le monde avait repris ses obligations.
Justin apprenait ses devoirs de futur baron et n’apercevait que de loin
Isabeau.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;C’est à ce moment-là
que le destin joua son plus beau coup. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les orages se
succédaient à présent, le froid devenait plus intense. Les charrettes de bois
se pressaient afin de préparer l’hiver qu’on indiquait déjà comme long et
rigoureux. Les anciens pressentaient qu’il serait si froid qu’il resterait
sûrement dans les mémoires. Le destin leur prouva qu’ils auraient raison.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;En cette fin
d’après-midi, Justin las des cours et morose décida d’aller rendre visite à sa
jument. Entrant dans les écurires, il tombé nez à nez sur Isabeau. Le regard
glacé qu’elle lui lança augmenta sa colère. De quel droit une simple servante
regardait-elle son maître ! il la toisa à son tour de toute sa hargne et
lui signifia méchamment qu’elle n’avait pas sa place en ce lieu. Blessée, mais
résignée elle baissa la tête et s’éloigna. A ce moment, la jument de Justin
poussa un hennissement si fort, si douloureux qu’ils se précipitèrent tous
deux.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Isabeau plus
rapide entra la première dans le box. La jument alors s’effondra. Justin fou de
douleurs se précipita. Elle respirait à grand bruit, on aurait dit une forge.
Ses naseaux étaient trempés. Isabeau la caressa, s’allongea à ses côtés et
murmura imperceptiblement à ses oreilles. Justin vit alors sa jument se
détendre et gémir doucement, puis alors qu’Isabeau mettait ses bras autour de
sa tête, ceux-ci touchèrent Justin. Ce fut comme une décharge électrique pour
ce dernier. Il tomba à terre comme poussé. Son regard alla de sa jument à
Isabeau. Que ce passait-il donc ? sa jument alors fit montre de se relever
et dans son mouvement les rapprocha tous deux au fond du box. Un grand silence
s’ensuivit puis Isabeau sans un regard vers Justin essaya de pousser la jument
afin de sortir mais celle-ci ne bougea pas. Justin alors attrapa le bras
d’Isabeau l’obligeant à se retourner et son regard fiché dans le sien indiqua
tout ce que son cœur avait toujours tût. Le monde s’emblait s’être arrêté de
tourner. L’arrivée d’un palefrenier mit fin à cet intense moment.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Justin retrouva
le sourire et bien que dorénavant il doive voir en cachette Isabeau, chacun des
moments passés à ses côtés était un délice pour son cœur. Qu’il&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;fut délicieux cet automne, que ces couleurs
dorés paraient la nature d’ors bruns, irisant la verdure de tons chauds se
déclinant jusqu’aux ors lumineux… que la vie était donc douce dans ce coin
reculé du pays. L’hiver prit ses quartiers sans crier gare, imitant l’automne.
La neige épaisse était tombée durant la nuit, ouvrant un paysage idyllique au
regard joyeux des bambins. 

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Un grand
chamboulement arriva, car les barons avaient convenu d’un commun accord de
passer les fêtes de Noël ensemble. Justin et son père devaient préparer leurs
bagages afin de se rendre chez leur voisin. Ce fut un moment de découragement
pour Justin, car il prit conscience de son avenir. Son cœur ne penchait pas
vers la raison, mais il savait que la raison l’emporterait…

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Cette nuit-là,
sans un bruit il quitta le château en direction des écuries. Le lendemain son
destin serait scellé. Il retrouva Isabeau, lui offrant son cœur et obligeant le
destin à poursuivre sa route.

&lt;p style="text-align:justify;line-height:200%"&gt;Les fêtes
passèrent bruyantes et somptueuses pour l’un, tristes et froides pour l’autre.
Mais les cœurs à l’unisson bâtaient pour un amour perdu. Le destin pervers
décida de se mêler encore de ce triste amour. On ne sait comment mais bientôt
des commérages se firent entendre à propos du jeune maître et d’une