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日志


Ephémères

 

Le soleil haut dans le ciel dardait ses rayons alentours. La nature dans son plus bel apparat montrait toutes les facettes de cet été. Les couleurs vives des fleurs se mêlaient aux sombres profonds cachés sous les arbres. Ce petit coin de paradis, encadrait un petit lac miroitant.

 

Que de calme, que de douceur ! Le brouhaha des insectes se faisait insistant dans cette danse de la recherche. Le piaillement des oisillons se mêlait de temps en temps au bruissement des feuilles que le vent bousculait.

 

Elle passa et repassa, profitant de sa journée pour découvrir ce monde qui l’entourait. Elle venait de naître et avait hâte de vivre. Que de choses, que de mouvements autour de ce lac où sa vie venait de commencer. Sans connaître ce qui l’entourait elle savait déjà ce vers quoi elle pouvait aller. Elle joua avec le vent, se laissant porter et décrivit quelques cercles dans le ciel afin d’admirer ce lieu paré de tant de choses.

 

Puis elle la vit. Belle de couleur pourpre. Elle s’approcha pour l’admirer. Elle tourna autour. Rien ne se passa, mais elle découvrit ses pétales de velours. Son cœur d’un jaune vif abritait une abeille. Celle-ci ne lui fit pas bon accueil, mais accepta de lui laisser place le temps de porter son butin.

 

Un doux duvet entoura ses pates. Une odeur douce et entêtante monta vers elle. Le soleil s’adressa au vent et ce dernier vint les promener. Un doux va et vient les fit tourner dans ce lieu magique sous le bruissement de la nature.

 

Ne faire qu’un une seconde, c’est plus que ce que le monde m’accorde !

 

Cette communion sembla durer une éternité et pourtant le soleil déclina doucement dans le ciel. Le lac se para de couleurs de feu. Il était temps de partir. Déjà un frisson parcouru son corps, déjà le départ approchait. Ses pates emportèrent un peu de ce pur duvet qui disparu à son tour sous les pétales de cette beauté.

 

Un jour de plus j’aurai aimé la regarder, mais aurai-je pu l’admirer ainsi ! Mon temps est fini ce soir. Je pars heureuse de ce que j’ai vécu, heureuse de cette rencontre. Je la retrouverai un jour, j’en suis sûre !

 

Elle posa son beau corps sur une feuille. Replia ses ailes. Un dernier regard vers cette nature qui se couvrait de nuit et ferma ses yeux.

 

La libellule disparut dans le soir, dans la douceur d’une nuit d’été, éphémère…